S'inquièter pour moi est inutile. Vouloir m'aider aussi. J'ai surement besoin d'aide pour devenir plus apte à la vie mais je n'en veux pas. Je ne suis rien de plus que de la chair, du sang, des os et... une certaine pensée sinistrement bercé par "la fieuvreuse tourmente qui fermente dans mon cerveau."
Soit.
Rien de précieux en somme et me dire que c'est faux, ne sert à rien. Je ne crois que moi. L'égoisme est nécessaire à ma survit. Plus je suis seule et plus je suis forte. Je m'en fou, s'il faut pour cela qu'il y ait des dommages collatéraux. Je prefere qu'on me méprise plutot que l'on m'aime. Si l'univers entier pouvait me mépriser je serai certainement sereine.
Hm. Je ne le serai jamais malgré mes efforts, malgré cette volonté presque palpable de ne pas être aimer... Surement parce que je ne cesse pas entièrement d'avoir des desirs, je ne cesse pas entièrement de vouloir. Je veux ne pas vouloir. Je desir ne pas désirer. C'est comme penser. Souvent j'aimerai ne pas penser mais ne pas penser, j'y pense (cf Sartre).
''Je vis dans l'acte de mort, le cris du sang, la blessure profonde.
Je suis la destruction absolue. Solitaire. ''
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03h22
Mon état est rétrograde. Dangereusement, je crois. Il me faut du calme et une absolue solitude.
Faut que je trouve un moyen rapidement...J'ai besoin d'être seule quelques temps, ne parler à personne, ne voir personne.
Il n'y a que ça qui compte. Je n'ai besoin de rien, de personne. Et même si ce n'est pas encore complètement vrai, petit à petit je fais en sorte que cela le soit. Je ne peux plus faire autrement, il n'y a que seule que je parviens à me sentir en sécurité. C'est un ressentit faible, fragile. Mais existant. Et presque salvateur.
Seule. Ainsi soit il.
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24/02/12
Dans une sorte de brouillard diaphane. Le manque de sommeil réparateur doit influencer mon état. Peu importe.
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25/02/12
Sensation étrange. Comme désagrégée, mais momentanément stabiliser. Allongée dans l'air, comprimée comme si j'étais en profondeur, sous l'eau.
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26/02/12
S'passe des choses bizarre.
J'sais pas ce que fais ici ou là, ni comment j'y suis arrivée...
J'capte pas trop ce qui se passe autour de moi. En fait, j'ai rien à écrire.
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27/02/2012
Ce n'est pas tout à fait comme l'autre fois. L'était grill pain n'est pas totale. Y'a encore quelques moments de lucidité. Parcellaire. Futile. Quand je suis consciente véritablement de ce que je fais, quand mon esprit n'est pas parti très loin, je lis. Difficilement, parce que j'ai de plus en plus de mal à rester concentrer et l'être me fatigue...De cette fatigue lourde, qui pèse sur le corps. La fatigue de la lassitude, je crois. L'état de conscience n'est pas toujours le même. Souvent,c'est une sorte de conscience lointaine, rarement elle est totale. Comme en ce moment, je crois. Et puis, le reste du temps... J'en sais rien. En période de 'conscience totale', il y'a des émotions qui reviennent malgré moi, laissant une sensation de viole, de souillure. La dernière fois il n'y avais pas cette dislocation de la conscience des choses. J'étais simplement vide, mes émotions se limitaient à de lointains picotements. Je me demande pourquoi cela est différent ? Est ce parce que cette fois, il me faut casser... Oui, c'est probable. Mais je suis fatigué, et je n'ai pas la moindre envie de m'étendre sur ces choses sordides.
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02/03/2012 00h42
Notion du temps quasiment inexistante. J'ai tenté de réprimer cette fuite, de plusieurs façon différentes... Vainement. Tentative non dû à l'envie mais à la nécessité...parce que cet état rends compliqué les activités que je dois faire et pour lesquelles il me faut pouvoir me concentrer. Hm...Sert à rien. Rien ne sert à rien. Rien. Je ne reviendrai pas. Je ne lutterai pas contre ce processus. J'sais pas sur quoi ça va aboutir, comment ça va me changer, s'il y aura des conséquences, des dommages collatéraux... et ça m'est égale. Les absences ont diminué je crois. Elles sont surement une étape à quelque chose. Au processus. J'sais pas, j'essaye de réfléchir, mais... j'ai du mal. Osef, J'veux pas d'une vie aux couleurs de l'arc en ciel. Du noir. Oui, je veux manger, dormir, penser, respirer du noir.
Noir implacable, froid et destructeur. Sécurisant.
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04/03/2012
I want you bad, bad , bad ,bad, bad !!!! !
Je n'ai pas envie de parler avec quelqu'un, je n'ai pas envie d'être proche de quelqu'un, pas question qu'une personne me comprenne sans que je n'ai prononcé un seul mot. Je hais le genre Humain dans sa globalité. J'en suis certaine, bien qu'un jeune Yankee m'ait fait douté... Non. Je n'aurai pas de regret.
J'ai pété un câble dans la cuisine y'a quelques minutes.
J'commençais à... être là ? ! J'sais pas trop, hier j'ai du avoir une ou deux absences pas plus. Mais ce qui s'passe chez mes "parents" m'a énervée, j'ai commencer à tout foutre en l'air dans la cuisine. Et... oui, je savais que si je revenais même un peu, ça se passerait mal. J'peux plus être là, à ressentir ces choses. Y'a trop de haine et de dégoût, c'pas viable.
Seulement aujourd'hui j'ai appris à quasiment le contrôler o.O ce que jusqu'ici je pensais impossible. Et ça me dérange. Bref. taggle !
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07/03/2012
Je ne vais pas bien. Je suis juste à peu près stabilisé. Stabilité dû à mon état qui m'éloigne chaque jour un peu plus des autres et donc de cette pression que leurs contact engendre en moi.
Mon petit frère m'a demandé tout à l'heure quels voeux je ferai si je pouvais en réaliser 3 ? " Je ne sais pas, et toi ?" C'est faux, évidemment. Je ferai le voeux que l'on m'oublie, que les gens qui me connaissent oublie mon existence, pour toujours. Je souhaiterai également pouvoir vivre le reste de ma vie, seule dans ma cabane, comme je l'imagine si souvent, comme je le vis aussi dans mes songes. Et qu'il ne soit plus du tout malade.
Mon instinct de survit a prit le dessus. Dorénavant tout c'que je fais est analysé par ce dernier. Je perds peu à peu ma spontanéité... Soit. Je vais devenir un robot. Je vais devenir encore plus insipide. Un jour, je serai même invisible. Et cette pensée me rassure.
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10/03/2012
...
11/03/2012
Un jour, je serai même invisible. Et cette pensée me rassure. Un jour, je n'existerais pour personne. Personne ne pensera a moi, personne n'aura envie d’être avec moi. Et là je pourrai enfin être mieux. Il le faut & je ferai TOUT ce qu'il faut en ce sens. Je serai méprisable si c'est nécessaire. Peu importe. Je ne peux supporter que les rapports superficiels avec les autres.
]]>
L'évidence que je ne serai jamais autre chose que ce que je suis m'accable et me soulage. J'endure la vie et ce temps qui s'écoule à peine. Je ne suis rien. Je ne vaux rien. Je me suis insupportable.
Quelque chose en moi tente de se faire entendre, de s'imposer. Une tentative de révolte. Tentative vaine. Il y a des choses cassés que l'on ne peut réparer.
C'est ce que je suis. Coupable d'avoir peur. Coupable d'être resté. Coupable d'y avoir cru. Coupable de sa fuite. Coupable d'avoir été victime. Coupable de cette permanente humiliation. Coupable d'être en vie. Coupable de respirer. Coupable d'être coupable.
Je ne me sens pas entière. En morceaux. Je suis des morceaux de moi. Décomposée. Fragmentée. Violente et abjecte. De plus en plus... sèche, froide. Et mes angoisses me dévore... cette culpabilité dont j'ignore encore l'origine et ce non-sens général...ça me ronge. Aucune échappatoire. Juste subir et attendre. Fuir. Parce que le bon n'aura jamais assez de valeur pour risquer le mauvais, je renonce à cette vie qui de tout façon se refuse à moi, d'elle même.
]]>Peut être est ce le moment de reprendre la méthode de libération à l’ancienne ?
Vain. Froid. Joie. Errance. Mort. Agitation. Manque. Questionnement. Panique. Doute. Salvateur. Peurs. Folie. Attente. Envie. Refus. Fuite. Pluie. Confiance. Évidence. Souvenirs. Émotions. Flippant. Croire. Besoin. Obsession. Fantômes. POISON .
Oui, ça aide. Je... ça devient difficile d'écrire.
Ecrire ça ne suffit pas pour exister. Je crois qu'il est vraiment temps qu'elle se pointe, ma RAISON. La plus grande & la plus puissante des sources de motivations. Ce qui se rapproche le plus de la Joie. Le 'Pourquoi' je ne suis toujours pas dans le néant... ? La derniere fois que cette question a été posé, que la RAISON a été recherché, il est apparut que c'était l'Amour... Oui, moi qui déteste aimer... Ironique hein...
]]>" Qu'est ce que tu attends ?"
Vide. Aucune source de joie. Rien.
" Prends des risques."
Tout est vain ?
" Assurément."
Je suis à nouveau dans cet état sordide où absolument rien n'a de sens.
" Rien n'a jamais de sens."
J'ai si froid que ça me brûle et je ne sais pas comment ne plus avoir froid, comment me réchauffer.
" T'es morte. Les morts ont froid."
Je suis morte.
]]>Mes yeux voient des choses qui n'existe pas. Je sens sur ma peau des caresses qui n'existe pas. Tic Tac , ça ne cesse de résonner. Tic Tac la chute est lente, presque paraisseuse. Mais elle glisse et ne s'arrete jamais.
Tout est vain...
]]>J'ai marché durant des heures, sans avoir réellement conscience de quoique ce soit d'autre que l'envie incontrôlable de marcher qui m'avait saisi et ne me quittait pas. Je n'avais pas le choix comme si mon corps, cette machine rebelle, en avait décidé ainsi.
Pas le moindre bruit n'était perceptible pas la moindre chose n'était visible. Pourtant, je me souviens d'une odeur. Celle du silence et du vide. Je ne saurais dire si elle venait de moi ou pas, mais elle était là, persistante, avec un petit gout d'immuable.
Elle et moi, nous avons donc marchés encore et encore...
J'aurais du marcher encore plus, pour continuer à ne plus avoir conscience de rien.
Mais je me suis arretée et c'est alors que j'ai pris pleinement conscience qu'il avait mangé mon coeur. Persuadée que des centaines d'émotions violentes allaient soudainement m'assaillir, que j'allais m'effondrer sur le sol et simplement mourir, j'ai levé les yeux au ciel pour le voir une dernière fois.
Et puis j'ai attendu.
Quelques minutes d'attente ont suffit pour que je sois envahis par un désir fou, un désir immensément puissant qui annihila tout le reste.
Il venait de manger mon coeur et moi je ne voulais qu'une seule chose, qu'il ait aimé suffisamment ça pour manger le reste.
]]>Va juste falloir que tu continues avec, parce que c'est un poison cruel, il te tuera à l'usure.
Il te suffit de te dire que cela fait parti de toi à présent peut être que ce sera moins difficile. Peut être pas.
Le poison continue d'agir en toi, tu le sent se glisser dans chaque fibre de ton corps.
Il y en a qui tenteraient de lutter contre, de chercher l'antidote. Pour toi c'est différent, l'antidote tu l'as déjà. Il ne tient qu'a toi de te l'injecter mais tu ne le fait pas, vient pas te plaindre.
En fait on pourrait dire que tu es une sorte contradiction de toi même. Ce que tu es, pense, veut... Tout s'oppose et tout fait mal.
Tu es persuadé qu'il n'y a pas d'issue de secours autre que l'auto protection, que la fuite.
Tu n'as pas entièrement tords, qui prendrait soin de toi si tu ne le faisait pas ?
Mais... ton auto protection s'est transformé en auto-destruction et franchement... Bah c'est pourri.
Et tu le sais, tu es lucides sur tout, il n'y a rien que tu ne comprennes pas, rien que tu n'ai pas analysé.
Ce que tu ressens est à double tranchant. Délicat. Ce que tu ressens te donne envie de sauter dans le vide peu importe que tu saches voler ou pas et en même temps sur le même plan avec la même force cela te donnes envie de te cacher dans une grotte, loin de tout.
Tu refuses d'avoir les deux cotés de la médaille. Le bon et le mauvais. Pour toi le bon ne doit pas impliquer nécessairement le mauvais, tu veux le bon mais prefere en etre privé plutot que de le prendre avec le mauvais.
Tu as beau frotter, gratter, tu as beau crier, hurler, te débattre et lutter corps et âme, rien a faire ils persistent, ils résistent.
Et toi combien de temps encore vas-tu résister ?
Admet le, tu meurs d'envie de t'enfoncer la seringue dans le bras, de faire disparaître jusqu'à la dernière trace de ce poison.
J'crois que tu es trop atteinte, tragédie, trop tard.
Bah oui parce que le poison tu l'as fait toi même entrer dans ton corps.
On peux dire que c'est le cosmos mais c'est un peu trop facile. Tu es ton ennemie. On sait pas pourquoi tu fais cela ? On aimerait t'aider mais tu fais ce qu'il faut pour nous en empêcher. Tu es terrifiée par les démons du passé et les traces permanentes qu'ils ont laissés. Tu es rongé par des souvenirs.
Tu as peur que les faibles bandages qui t'aides a vivre soient déchiquetés, tu as peur que les fils sous la pression, sautent, là où tu as plus ou moins réussit à te recoudre, que les cicatrices soient réouvertes...
Evidemment tu ne le veux pas.
Et tout les jours, tu avances dans des sables mouvants. En te dirigeant vers la sortie tu t'enfonces encore plus dans les profondeurs.
Bilan : T'es foutu.
]]>C'est de la folie de s'infliger cela.
Je veux une bulle parce que... J'ai des fantômes, ils sont agressifs, vicieux, dangereux et déterminé. Ils m'auront à l'usure, c'est certain. Je suis hanter à tel point que ces derniers jours je ne pense quasiment à rien d'autre que la vengeance. L'utime sentiment de haine. Avoir la volonté de faire mal, de faire souffrir, de briser, de se venger. Je pense à ma vengeance, et ça me fait flipper parce que j'en suis capable. Et ça ne doit pas arriver, ça n'arrivera pas. C’est pas dur je ne dois être qu'indifférence et ça n'arrivera pas.
Owi ! Une pause d'un mois ou deux *_* C'est mérité.
Sauf que ce serait faire marche arrière, ce serait arrêter de se battre, ce serait m'abandonner. Et je ne m'abandonne (plus) jamais, c'est la règle absolu. Auto-protection toujours.
Est ce si terrible de vouloir l'anesthésie plutôt que la souffrance ? J'sais pas, j'y comprend rien...
Auto-protection, auto-destruction, je vous hais !
]]>
Pourquoi je ne pourrai pas juste continuer d'être anéantie ? Pourquoi il faut que je passe à autre chose ? Pour ne pas avoir de regret peut etre, j'en sais rien.
S'faire bouffer le coeur par des loups affamés, c'était pas suffisant, il a fallu qu'en plus des charognes flairent mon cadavre. C'est épuisant d'avoir mal, d'étre en colere et de ne rien pouvoir faire pour changer ça. Question de volonté mon cul wai!
Attendre voilà ce que ma volonté fait. J'attends tellement que j'en ai mal d'attendre. J'en ai marre d'attendre mais qu'est ce que je peux bien faire d'autre dans l'état ou je suis ?